La Commission canadienne du tourisme est présente dans onze pays. Nos équipes de marketing et de vente des marchés étrangers offrent leur expertise et leur soutien aux professionnels des voyages locaux, mènent des activités de relations avec les médias et de promotion, lancent des campagnes publicitaires et promotionnelles destinées aux consommateurs et assurent une forte présence lors de salons grand public et professionnels. La CCT est essentielle aux entreprises de tourisme canadiennes qui ciblent ces marchés.
L’Allemagne, première économie d’Europe (et quatrième au monde en importance), a été particulièrement éprouvée par la crise économique mondiale de 2008 et 2009 et l’effondrement consécutif des marchés. Les exportations jouent un rôle plus grand dans l’économie allemande, où elles comptent pour 40 % du PIB, que dans les principales autres économies européennes. En 2010 et au début de 2011, l’Allemagne s’est rapidement remise de l’écroulement du commerce mondial et est maintenant prête à cueillir le fruit des réformes adoptées et des investissements commerciaux et à répondre sans tarder à la demande pour ses produits d’exportation. Cependant, la crise qui frappe la zone euro a ralenti la croissance économique de l’Allemagne pendant la seconde moitié de 2011 de même qu’en 2012. Cette croissance devrait donc décélérer à 1 % en 2012, comparativement à 3,1 % en 2011.
L’attrait des voyages long-courriers aux yeux des Allemands est étroitement lié à la capacité d’adaptation de l’économie de leur pays. Selon la plus récente Veille touristique mondiale de la CCT, la reprise économique de 2010 et de 2011 a suscité un regain d’intérêt pour les vacances dans les destinations long-courriers. Le climat économique européen demeure toutefois préoccupant, car les voyageurs long-courriers allemands sont sensibles à la conjoncture économique et voient le prix comme le principal obstacle aux voyages.
En 2011, 290 200 visiteurs allemands ont séjourné une nuit ou plus au Canada, ce qui représente une diminution de 8 % par rapport à 2010 et des recettes touristiques de 449 millions de dollars pour l’ensemble du pays. Le tourisme récréatif représentait la principale motivation de voyage pour presque 60 % de ces visiteurs.
Avec 215 900 arrivées au Canada en 2011, l’Australie est notre sixième marché en importance. Elle est également le deuxième plus important marché du Canada dans la région Asie-Pacifique, devant le Japon, mais derrière la Chine, qui est dorénavant au premier rang.
Selon le Fonds monétaire international, l’Australie est l’une des rares économies avancées à avoir évité une récession en 2009, situation qui traduit la stratégie d’intervention pour le soutien adoptée par le gouvernement, la prospérité du système bancaire national, la flexibilité du taux de change et une importante demande en provenance de l’Asie pour les produits d’exportation de base. Forte d’une structure économique robuste, l’Australie a vu son économie croître de 2,5 % en 2010, puis encore de 2,1 % en 2011; elle est maintenant sur le point de surpasser son objectif d’une croissance de 3 % en 2012. Elle est toutefois sujette au ralentissement économique de la Chine et de la zone euro; conjugué à la force persistante du dollar australien, ce ralentissement risque de compromettre la croissance économique du pays au dernier trimestre de 2012 et au début de 2013.
Grâce à une devise forte et à une économie dynamique, les voyages à l’étranger au départ de l’Australie ont augmenté de 9,6 % en 2011. Les voyages d’une nuit ou plus au Canada ont augmenté de 6,8 % et les dépenses totales qui leur sont rattachées, de 10,1 % par rapport à 2010. La force du dollar australien demeure un facteur clé stimulant les voyages à l’étranger.
L’Enquête sur les voyages internationaux(EVI) de Statistique Canada montre que l’Australie vient au deuxième rang pour les dépenses moyennes par nuit au Canada, derrière le marché américain des voyages d’affaires. En 2011, les touristes australiens ont dépensé en moyenne 1 801 $ par voyage-personne au Canada, et leur séjour moyen était de 14,8 nuits. La plupart ont voyagé pour des vacances (59 %) ou pour visiter des amis ou de la famille (27 %).
Au cours de la dernière décennie, le nombre de vols offerts au Brésil a connu une croissance rapide, ce qui a mené à une hausse analogue du nombre de voyages à l’étranger. Le nombre de voyages à l’extérieur de l’Amérique du Sud au départ du Brésil a grimpé de 16,7 % chaque année de 2004 à 2011, passant de 1,7 à environ 5 millions.
Le PIB brésilien occupe actuellement le sixième rang mondial et est de loin le plus important d’Amérique du Sud. Pendant la récession économique mondiale de 2009, il a subi une diminution de seulement 0,2 %, et le Brésil a été l’un des premiers marchés émergents à se sortir de cette récession. La confiance retrouvée des consommateurs et des investisseurs et de solides exportations de matières premières aussi bien que de produits manufacturés ont contribué à propulser la croissance du PIB à 7,5 % en 2012. Cependant, la montée du réal par rapport au dollar américain devrait ralentir cette croissance à 2,7 % en 2012.
En 2011, 74 100 visiteurs brésiliens ont passé une nuit ou plus au Canada, soit une hausse de 3,9 % par rapport à 2010, et ils étaient en majorité (87 %) des voyageurs d’agrément. Ils ont injecté 136 millions de dollars dans l’économie touristique canadienne. Les Brésiliens les plus désireux de visiter le Canada résident principalement à Rio de Janeiro et à São Paulo. Bien que les voyageurs long-courriers de ce marché effectuent très souvent leur recherche et leur planification en ligne, plus de la moitié d’entre eux s’en remettent toujours aux professionnels des voyages pour leurs réservations. Pour en savoir plus sur les voyageurs long-courriers brésiliens, téléchargez l’Étude sur les consommateurs et les professionnels du voyage du Brésil : synthèse générale.
Forte d’une économie et d’un marché de tourisme émetteur qui connaissent une croissance inégalée, la Chine a été relativement peu touchée par la crise économique mondiale. Elle a en effet enregistré une croissance moyenne de 9,2 % en 2009 et de 10,4 % en 2010.
En outre, la Chine est le plus important exportateur du monde. En raison d’un ralentissement des exportations et de la montée graduelle de la devise chinoise par rapport au dollar américain, la croissance du PIB de la Chine a ralenti à 9,3 % en 2011 et devrait s’atténuer encore davantage en 2012 pour atteindre 7,2 %.
L’appétit des Chinois pour les voyages à l’étranger ne fléchit pas, et l’Organisation mondiale du tourisme prévoit que d’ici 2020 la Chine comptera 100 millions de voyageurs internationaux – le quatrième plus grand marché touristique émetteur du monde. Selon les données sur les arrivées dans les destinations long-courriers à l’extérieur de l’Asie du Nord-Est, les Chinois ont effectué 6,9 millions de voyages en 2011, soit une augmentation de 19 % par rapport à 2010 (source : Tourism Economics).
Depuis que le Canada a obtenu le statut de destination approuvée (SDA) en juin 2010, le nombre de visites d’une nuit ou plus en provenance de la Chine a bondi de plus de 20 % annuellement. En 2011, 236 600 visiteurs chinois ont séjourné une nuit ou plus au Canada, ce qui représente une hausse de 22 % par rapport à 2010. Pendant leur séjour, ils ont dépensé plus de 408 millions de dollars, soit 29,5 % de plus que l’année précédente, et font ainsi de la Chine le quatrième plus important marché outre-mer du Canada.
En 2011, 140 100 Sud-Coréens ont séjourné une nuit ou plus au Canada et y ont injecté 230 millions de dollars, faisant ainsi de ce marché la huitième source de visiteurs d’outre-mer et la septième source de recettes touristiques en provenance des marchés d’outre-mer.
Grâce à une économie dynamique, la Corée du Sud est devenue au cours de la dernière décennie un joueur important dans le secteur du tourisme émetteur, et le Canada ravit une part toujours plus grande de ce marché. Avec des exportations qui ont compté pour 52 % de son PIB en 2011, la Corée du Sud est particulièrement sensible aux cycles du commerce mondial. En raison des incertitudes qui règnent à l’échelle planétaire, cette croissance a ralenti au second semestre de 2011, ce qui est partiellement attribuable aux problèmes de la dette européenne, à une plus faible croissance prévue en Chine et à la flambée de l’inflation. La croissance du PIB devrait fléchir, passant de 3,6 % en 2011 à 2,6 % en 2012, avant de reprendre de la vigueur en 2013.
Selon l’Office of Travel and Tourism Industries, qui relève du département américain du Commerce, 36 millions d’Américains ont voyagé à l’extérieur des États-Unis par avion en 2011, ce qui représente une baisse de 3,6 % par rapport à 2010. Parmi ces voyageurs aériens, 3,5 millions ont séjourné une nuit ou plus au Canada. Ce total représente près de 30 % de l’ensemble des 11,5 millions de visiteurs américains qui ont fait un voyage d’une nuit ou plus dans notre pays.
De 1996 à 2011, les recettes générées par le marché américain des voyages d’agrément au Canada sont passées de 3,9 à 4,6 milliards de dollars; ce montant s’élève à 6,1 milliards si l’on compte le marché des réunions, congrès et voyages de motivation (RCVM).
Au sortir de l’une des récessions les plus prolongées et les plus profondes de l’histoire, les États-Unis ont réalisé des gains importants en 2010, avec une croissance économique de 2,4 %. En contrepartie, les coupes dans les dépenses publiques et l’augmentation des prix des aliments et du carburant ont ralenti cette croissance à 1,7 % en 2011, ce qui est venu éclipser l’espoir de soulagement ressenti par des millions d’Américains sans emploi. En prise avec une devise en chute et une dette publique toujours plus lourde, l’économie américaine ne prendra vraisemblablement pas son envol à court terme; il faut laisser aux mesures adoptées par la Réserve fédérale le temps de raffermir graduellement la confiance des consommateurs et de stimuler la consommation.
Dans son dernier rapport de Veille touristique mondiale, la CCT constate dans ce marché une hausse des intentions de voyages internationaux au cours des trois prochaines années, ce qui révèle une reprise partielle de la demande pour les voyages d’agrément en 2011 et en 2012. Notons par contre que plusieurs facteurs menacent cette amélioration, notamment la hausse du prix de l’essence, des frais de déplacement et de l’inflation ainsi que le taux de change défavorable.
En 2011, près de 53 % des Américains qui ont voyagé une nuit ou plus au Canada sont venus y passer des vacances, tandis que 25 % visitaient de la famille ou des amis. Bien que le marché américain des RCVM soit plus modeste en nombre de visites, les voyageurs appartenant à cette catégorie ont dépensé en moyenne 251 $ par nuit en 2011, soit plus que les voyageurs d’agrément américains et que les voyageurs des autres marchés étrangers ciblés par la CCT.
La France occupe le troisième rang parmi nos marchés étrangers. En 2011, 421 800 visiteurs français ont fait un voyage d’une nuit ou plus au Canada et y ont dépensé 538 millions de dollars au total. Parmi ces voyageurs, 48 % ont dit s’être rendus au Canada pour des vacances et 36 %, pour rendre visite à des amis ou à de la famille.
L’économie française est l’une des plus importantes au monde. Elle a d’ailleurs devancé celle du Royaume-Uni en 2008, lorsque la livre sterling s’est dépréciée par rapport à l’euro. Bien que la France soit de plus en plus pressée de contrôler son déficit, la croissance marquée des exportations et le rétablissement de la demande intérieure ont donné lieu à un important essor du PIB en 2010 et en 2011. Selon les prévisions, l’économie française devrait croître timidement d’un mince 0,1 % en 2012, l’incertitude créée par la crise actuelle des dettes souveraines dans la zone euro contribuant à tempérer les perspectives d’exportations et à freiner les investissements du secteur privé.
Le Canada est en bonne posture comparativement aux destinations concurrentes : il est la première destination vacances long-courrier qui vient à l’esprit des consommateurs français. Après avoir augmenté de 5,1 % en 2010, le nombre de voyages d’une nuit ou plus en provenance de la France a augmenté de 3,4 % en 2011. Cependant, la situation économique dans la zone euro réduira vraisemblablement le nombre de Français séjournant une nuit ou plus au Canada.
Selon le World Factbook publié par l’Agence centrale de renseignements, l’Inde, qui compte environ 1,2 milliard d’habitants, est actuellement le deuxième pays le plus peuplé au monde. La population devrait augmenter à un rythme annuel de 1,5 % (soit 18 millions d’habitants) pour totaliser plus de 1,6 milliard d’habitants d’ici 2050. Quant à la classe moyenne émergente, elle devrait décupler et dépasser la barre des 500 millions d’ici 2025. Elle monopolisera alors 60 % du pouvoir d’achat du pays.
L’Inde est un marché cible intéressant pour le Canada, étant donné le partage d’une langue commune (l’anglais), le maintien de bonnes relations avec les professionnels des voyages, l’amélioration des services de visa, la prospérité économique de l’Inde, la hausse des niveaux de revenu de sa population et sa classe moyenne nantie.
En 2011, l’Inde était une des économies à la croissance la plus rapide au monde, avec une hausse de 7,5 % de son PIB. En 2012, son économie a cependant traversé une zone de turbulences causées par une économie mondiale anémique, qui a freiné les exportations, et par une demande intérieure qui devait composer à la fois avec un taux d’inflation élevé et une conjoncture peu favorable aux investissements du secteur privé. L’économie de l’Inde devrait donc croître à un rythme plus modeste de 5,6 % en 2012, avant de reprendre de la vigueur en 2013.
Selon les estimations, 7,7 millions de touristes indiens ont visité des destinations étrangères long-courriers en 2011. De ce nombre, 162 900 ont séjourné une nuit ou plus au Canada, ce qui représente un gain de 8,7 % par rapport à l’année précédente. Les recettes touristiques, dont le total est passé à 160,9 millions de dollars, ont quant à elles augmenté de 11 %.
Le Japon est la première économie d’Asie – et la troisième dans le monde. Les récents événements sur la scène économique internationale, la pandémie de grippe A (H1N1) de 2009 et la baisse de la popularité des voyages long-courriers dans ce marché ont tous contribué à la baisse du nombre de voyageurs japonais au Canada. Puisque le Japon vient de sortir de la récession et a adopté des mesures nationales pour encourager les voyages à l’étranger, on prévoit une remontée du tourisme long-courrier.
Déployées à la suite de la catastrophe naturelle de mars 2011, les activités intenses de reconstruction du Japon ont ouvert la voie à une croissance plus grande que prévue pendant le premier semestre de 2012, une croissance qui est également attribuable aux dépenses de consommation et à de solides exportations. Le Japon continue toutefois d’éprouver une décélération de la croissance dans ses principaux marchés, notamment la Chine et la zone euro, ce qui devrait ralentir sa croissance future. À long terme, les problèmes liés à la situation nationale, comme la diminution de la population en âge de travailler, la dette élevée et la force du yen, devraient freiner la croissance du Japon.
Le Canada a reçu 186 600 visiteurs japonais en 2011, lesquels y ont dépensé plus de 307 millions de dollars. Parmi ces voyageurs, 46 % ont dit s’être rendus au Canada surtout pour des vacances et 27 % pour rendre visite à de la famille et à des amis.
Bien que le nombre de voyageurs japonais au Canada diminue régulièrement depuis quelques années, le Japon demeure pour nous l’un des marchés touristiques étrangers dont les voyageurs dépensent le plus, et la CCT et l’industrie touristique canadienne poursuivent leurs efforts dans ce marché.
L’économie mexicaine a repris du mieux en 2010, renversant la tendance avec une croissance de 5,6 % de son PIB, qui a aussi augmenté de 3,9 % en 2011. Malgré la précarité de l’économie mondiale et une reprise américaine plutôt laborieuse, on s’attend à ce que la demande persistante pour les produits d’exportation du Mexique et les activités industrielles du pays soutiennent la croissance en 2012, qui devrait ralentir à 3,5 %.
En 2011, les Mexicains ont fait 124 300 voyages d’une nuit ou plus au Canada et y ont généré des recettes de 176 millions de dollars, soit une hausse de 12 % par rapport à 2010.
Malgré les nouvelles exigences en matière de visa imposées en juillet 2009, le Canada reste une destination de choix aux yeux des Mexicains qui ont déjà voyagé ou qui voyagent fréquemment. En effet, après avoir chuté de 48 % dans la première année qui a suivi l’imposition du visa, le nombre de voyages d’une nuit ou plus au Canada a remonté de 6 % dans la période subséquente, d’août 2010 à juillet 2011, puis a grimpé encore de 13 % dans la période suivante de 12 mois terminée en juillet 2012.
Le Royaume-Uni est le deuxième marché étranger en importance pour le Canada, après les États-Unis. Bien qu’il demeure l’un des marchés touristiques les plus solides et dynamiques au monde, sa situation économique précaire nuit aux voyages long-courriers à l’étranger.
Véritable carrefour commercial, le centre financier qu’est le Royaume-Uni constitue la troisième économie d’Europe en importance, derrière l’Allemagne et la France. Après une croissance soutenue, le pays a été particulièrement secoué par la crise financière mondiale de 2008 en raison de la grande place qu’occupe son secteur financier. La lourde dette à la consommation et la chute des prix intérieurs ayant aussi aggravé les problèmes économiques du Royaume-Uni, le gouvernement a été pressé de mettre en œuvre une série de mesures pour stimuler l’économie et stabiliser les marchés financiers. Toutefois, en prise avec un déficit budgétaire montant en flèche, le gouvernement de coalition a lancé en 2010 un programme d’austérité sur cinq ans visant à réduire ce déficit, qui dépassait les 10 % du PIB en 2010, à 1 % du PIB en 2015. Étant donné l’incertitude qui règne dans la zone euro, le PIB devrait fléchir de 0,2 % en 2012, avant de se redresser graduellement en 2013, à mesure que la situation se stabilisera en Europe.
La confiance des consommateurs s’émousse elle aussi vu l’incertitude qui persiste quant aux perspectives d’emploi, l’inflation rampante et le taux de la TVA. Par conséquent, les voyageurs britanniques ont réduit leur nombre de voyages à l’étranger entre 2007 et 2010. Ce nombre a toutefois augmenté légèrement de 2,3 % en 2011.
En 2011, 622 700 voyageurs séjournant une nuit ou plus en provenance du Royaume-Uni ont visité le Canada, ce qui représente une baisse de 5,8 %. Ces visites ont généré des recettes touristiques de 792 millions de dollars au Canada, soit 2,4 % de moins qu’en 2010. Parmi ces voyageurs, 77 % sont venus pour des vacances ou pour visiter de la famille ou des amis.