Nouvelles de la CCT

Neuvième étude de cas sur la Collection d’expériences distinctives (MD) : Arctic Kingdom Polar Expeditions.

Grâce à sa connaissance approfondie de la faune, de la population et de la géographie arctiques, cette entreprise touristique du Nunavut offre aux visiteurs des expériences sans pareilles.

26 janvier 2012
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Si vous demandez à des étrangers quelle est l’image qu’ils associent au Canada, ils risquent fort de mentionner les ours polaires et les paysages hivernaux grandioses. Arctic Kingdom Polar Expeditions inc., une entreprise du Nunavut, mise justement sur sa solide expertise du milieu arctique, autant sa connaissance du patrimoine faunique et géographique que ses relations de longue date avec les communautés inuites, pour faire goûter aux voyageurs la culture de la région et leur permettre de connaître ses peuples.

Le safari d’Arctic Kingdom chez les narvals et les ours polaires fait maintenant partie de la Collection d’expériences distinctivesMD (CED) de la Commission canadienne du tourisme (CCT). Il s’agit d’une aventure on ne peut plus canadienne qui donne la chance aux visiteurs d’approcher les baleines, les ours polaires, les phoques et même parfois les morses. Cette entreprise s’est taillé une place parmi les membres de la Collection, laquelle prendra une nouvelle ampleur au printemps 2012 lorsque la CCT annoncera les plus récents ajouts à cette ressource bientôt essentielle pour les professionnels des voyages.

Dans le cadre des études de cas sur la Collection présentées dans les Nouvelles de la CCT, Graham Dickson, directeur des expéditions d’Arctic Kingdom Polar Expeditions, nous communique la passion qui propulse son entreprise et la fierté qu’il éprouve à être un porte‑étendard du Nord canadien. Composé de 8 membres à temps plein et appuyé par 50 employés sur le terrain, ce groupe d’experts de l’Arctique offre des expériences touristiques extraordinaires.

Quand avez‑vous décidé de vous lancer dans le tourisme?
Notre premier voyage au Nunavut remonte à 1999. Nous avions organisé un premier séjour de plongée pour observer les morses et les baleines boréales, puis l’année suivante, nous avons décidé d’en faire deux. L’année suivante? Nous étions rendus à trois. Nous avons par la suite décidé d’amener des photographes professionnels et des équipes de tournage. Jusqu’à maintenant, nous avons travaillé avec la plupart des télédiffuseurs nationaux du monde. Par exemple, Disney nous a confié la régie d’extérieur lorsque l’équipe est venue tourner Océans au Nunavut. Ajoutons que nous avons toujours étroitement collaboré avec les communautés de l’Arctique en transmettant le savoir de leurs guides et de leurs aînés. Nous présentons aux visiteurs la culture, l’histoire et la faune de cette région à différentes périodes de l’année.

Qu’est‑ce qui vous a donné envie de vous lancer?
C’est mon amour pour la plongée qui m’a inspiré : je suis maître‑instructeur. Je me réjouis à l’idée de plonger avec les gens et de les initier à la faune marine de l’Arctique. La richesse de la faune arctique est en grande partie perçue comme inaccessible, mais grâce à nos transports organisés et au confort de notre hébergement, nous rendons cette expérience non seulement possible, mais agréable.

Quel est le plus grand défi auquel doit faire face votre entreprise aujourd’hui?
Encore aujourd’hui, il est difficile de nous faire connaître, tout comme il est difficile de combattre les préjugés voulant que l’Arctique soit une région glaciale et quelque peu déprimante. C’est tout le contraire : nous explorons des endroits où abondent les espèces animales. Malheureusement, lorsqu’on présente l’Arctique à la plupart des étrangers, ils frissonnent! Ce n’est pourtant pas une région si froide ou inhospitalière. Tout dépend de la latitude et de la période de l’année; par exemple, le printemps arrive beaucoup plus tôt dans le Labradorou au Nunavik que dans l’Extrême Arctique.

Avez-vous déjà travaillé avec la CCT auparavant?
Notre relation qui se développe avec la CCT est enthousiasmante. Avec la Société du Partenariat ontarien de marketing touristique, elle nous a offert son soutien dans le cadre d’un voyage pour le National Geographic afin que nous puissions filmer des ours polaires de la baie James tout en commençant à évaluer le potentiel touristique de la région. Mentionnons également les bureaux de la CCT à l'étranger, qui nous ont aidés à nous faire connaître auprès de voyagistes à l’échelle internationale.

Qu’est‑ce qui vous a poussé à soumettre une demande pour faire partie de la Collection d’expériences distinctivesMD?
C’est après l’événement Rendez‑vous Canada de 2011 qu’on nous a encouragés à aller de l’avant. Nous croyons offrir au monde une fenêtre sur plusieurs des atouts qui font la renommée du Canada. Nous avons la couverture la plus élargie ici et les expériences les plus distinguées. Notre intégration à ce programme est une bonne chose, à la fois pour notre entreprise et pour tout le Canada.

Parlez-nous de l’expérience que vous présentez dans la Collection.
Notre safari chez les narvals et les ours polaires est une expérience spéciale. La zone de dislocation, endroit exceptionnel de l’Arctique, constitue la limite qui sépare la terre et la glace de mer de l’océan. Ce lieu ressemble un peu à une plage, mais vu la forte épaisseur de la glace, on s’y sent plutôt comme sur le bord d’une piscine. Il s’agit d’un véritable entonnoir faunique accueillant des espèces marines, comme les baleines, qui se rendent à certains passages pour se nourrir, donner naissance et muer. En effet, les baleines longent la banquise en attendant qu’elle fonde; nous nous installons donc tout près, puis sortons observer les narvals, les baleines boréales et les ours polaires. Cette zone est un écosystème dynamique, la limite de dislocation reculant progressivement. Nous y installons de grandes tentes de safari – assez hautes pour qu’on s’y tienne debout –, des lits surélevés et des matelas en duvet : le grand luxe, quoi! Par ailleurs, au moins la moitié du personnel d’expédition vient d’une communauté inuite locale, ce qui permet aux visiteurs de vraiment goûter la culture qui les entoure en s’imprégnant de la région et de son peuple. Il s’agit d’une zone géographique exceptionnelle, parsemée de pingos qui émergent de la glace, et où l’on peut voir des falaises jonchées d’oiseaux migrateurs et nidificateurs. Ce sont cette culture, cette géographie et cette faune qui font la beauté de l’expérience.

Quels genres de voyageurs votre entreprise attire-t-elle?
Nous en voyons de divers genres. Certains veulent voyager seuls, surtout les photographes professionnels, voire les amateurs plus sérieux. Il y a également beaucoup de personnes qui veulent simplement passer du bon temps; ce sont habituellement de grands voyageurs qui viennent d’un peu partout dans le monde. En effet, nous recevons surtout des visiteurs étrangers qui n’en sont pas à leur premier voyage : des Chinois, des Européens et même des Brésiliens. Nous avons aussi rencontré quelques nouveaux mariés en lune de miel, et nous avons connu trois générations d’une même famille.

Selon vous, quels sont les avantages immédiats pour Arctic Kingdom maintenant qu’elle fait partie de la Collection?
Tout d’abord, c’est une marque de reconnaissance. Nous sommes fiers d’offrir la meilleure expérience liée à un aspect distinctif du Canada. Selon notre vision d’entreprise canadienne, c’est au Canada que l’Arctique se présente sous son meilleur jour. Sinon, ce partenariat nous aidera à affronter la concurrence de l’Alaska quant à la promotion de la marque nordique. Partout dans le monde, nombre de personnes pensent encore « Alaska » lorsqu’elles entendent le mot Arctique. Nous espérons donc que la CCT nous permettra de toucher un public plus large en renseignant les voyageurs sur notre entreprise et nos produits touristiques. Tout comme la CCT se veut ambassadrice du Canada à l’étranger, nous sommes des ambassadeurs du Nord canadien. Nous nous rendons dans les très petites communautés inuites qui veulent accueillir les touristes, mais il s’agit d’un processus complexe. C’est pour nous un privilège d’offrir de la formation et de la visibilité aux petites collectivités éloignées qui souhaitent faire connaître leurs richesses.

 

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